#PumpkinAutumnChallenge septembre 2018

PAC sept

Je lis au lit.

Un peu dans les transports. Pas mal dans mon canapé.

Surtout le soir. Avec un plaisir certain en journée.

C’est mon moment, mon voyage, mon retour en moi-même, ma déconnexion du monde et mon aventure.

Tout titre attise ma curiosité, toutes pages brochées sont dignes que j’y pose le regard.

J’ai des préférences c’est sûr. Des a-priori ça oui.

Mais rien ne me plait plus que de plonger à corps perdu dans une histoire pas vraiment choisie, rencontre improbable dûe à un certain hasard.

Le Pumpkin Autumn Challenge

J’ai découvert il y a peu l’univers des booktubeurs, et avec eux les challenges de lecture.

Cet automne je me lance dans mon 3ème pari thématique, avec des lecteurs nombreux et lointains qui se rapprochent en partageant leurs goûts, coups de coeur et déceptions.

Le Pumpkin Autumn Challenge a commencé le 1er septembre. Toutes les infos sont données par son organisatrice Guimause. Voici mon point à un mois de lecture.

Je me suis donné comme objectif de réaliser le parcours Ca s’appelle avoir les crocs, soit de faire 8 lectures dans des genres qui s’éloignent de ma zone habituelle de chasse.

En ce début octobre je peux vous partager 5 récits dans 3 catégories du challenge.

La feuille d’auomne emportée par le vent, en rondes monotones, tombant, tourbillonant + Balai Pattes!

J’avais dans ma PAL (si tu n’es pas encore initié.e à cet univers, c’est le petit nom Pile à Lire pour les bouquins entassés chez toi et pas encore ouverts) des titres aux couleurs de l’automne, alors hop je m’y suis plongée. Il s’est trouvé que ces deux histoires mettaient en avant des héroïnes aux prises avec les obligations de leur sexe et bien décidées à s’en extraire. J’ai donc validé la catégorie Balai Pattes! en même temps.

Calpurnia, de Jacqueline Kelly

Coup de coeur de mon libraire, ce roman jeunesse avait fini dans mon sac d’achat en m’étonnant moi-même car je ne lis plus ces titres enfant-ados depuis longtemps. Mais j’ai été aimantée par l’histoire de cette gamine de 11 ans, pleine de rêves et curieuse du monde qui l’entoure, dans le Texas de la fin du 19° . Bien m’en a pris.

Outre la qualité du récit, des personnages, de la reconstitution historique, j’ai admiré au fil des 500 pages la vision du monde et l’énergie de Calpurnia, tout en m’interrogeant sur mon propre parcours. Car ici il est questin d’une jeune fille se découvrant une passion pour la vie animale et les techniques scientifiques de naturalisme. Tandis que son milieu, le monde dans lequel elle évolue, la destinent au rôle de parfaite candidate au mariage, puis d’épouse et enfin de mère, c’est à dire de cuisinière, couturière, gentille compagne de conversation mondaine et autres activités réalisables en corset et coiffe soignée.

Ce roman, non content de nous faire découvrir la science naturaliste, traite bien sûr de la place réservée à la femme dans l’espace publique et domestique, et de la manière dont le genre brise les rêves après avoir conditionné les goûts de chacun. Calpurnia ne renonce pas à sa passion pour l’observation du monde, aux escapades en nature et à la recherche scientifique. Elle m’a renvoyé à ma propre adolescence, à l’influence sur moi des médias et aux choix faits à l’époque. Je suivrai la suite de son parcours avec plaisir dans le second volume.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, de Marie-Fleur Albecker

Titre découvert grâce à Piko et ses choix de la rentrée littéraire 2018. Ce rouge, la flamboyance du titre et ma curiosité pour cette maison d’édition (Les forges de Vulcain) m’ont convaincue de faire un achat, bien que le but du challenge soit en partie de faire descendre son propre stock.

L’écriture de Marie-Fleur Albecker est percutante, originale, entrainante. J’ai aimé dès les premières pages l’utilisation du langage bien XXI°siècle, parlé, populaire. Pourtant nous sommes en 1381 au Royaume d’Angleterre. Parfois aussi les tournures de l’autrice m’ont lassée, j’y ai trouvé des lourdeurs. Mais ce parti pris stylistique n’a d’autre but que de raconter notre monde d’aujourd’hui au prétexte de narrer une révolte paysanne d’un siècle passé. Nous sommes charriés par le récit comme les personnages par le cours des événements. Le pari est gagné. Les tyrans, le pouvoir du milieu social, la place des femmes dans le débat publique et la difficulté de chacun à s’extraire de ses propres petits enjeux personnels pour voir plus loin et plus grand, rien ne semble avoir changé en 450 ans. C’est ce que l’on comprend au fur et à mesure des pages. Et on ressort fataliste, amer. Ou en colère, combattant.

Le libraire m’avait prévenue que Les Forges de Vulcain ne choisissaient pas la facilité. En effet avec ce titre j’ai été dérangée, déplacée. J’en lirai donc d’autres!

Pomme au four, tasse de thé et bougie

Le début des jours de pluie, les températures qui invitent à s’enrouler de couvertures et écharpes ainsi que le rythme dense de la rentrée, m’ont amenée vers des lectures Doudou, ou tasse de thé donc.

Le dernier des nôtres, Adélaïde de Clermont-Tonnerre

J’ai lu en 2017 Fourrure de la journaliste, son premier roman. J’en avais été renversée. J’ai retrouvé ici ce qui m’avait plu.

D’abord, la précision des descriptions, tant d’actions, que de sentiments. On vit les bombardements de Dresde avec les sauveteurs de la Croix Rouge, on hait les anciens bourreaux SS des victimes qui cherchent à se venger, on rompt avec le héros qui peut être si macho quand son amie le fait. On a envie d’en gifler certains, d’en prendre d’autres dans nos bras. On respire les odeurs de mort de la fin de la seconde guerre mondiale, et celle de ville géante du New-York du début des 70’S.

Ensuite Adélaïde de Clermont-Tonnerre arrive à recréer des microscosmes sociaux en quelques lignes. Ici le New-York des artistes underground, celui des self-made-men américains d’un monde en plein essor, comme la petite bourgeoisie allemande prise dans le fléau hitlérien. Ca fourmille, ça vit, ça transpire, ça rêve et ça pleure.

Enfin l’intrigue, que l’on croit simple, que l’on questionne, puis qui nous retourne comme une pauvre crêpe.

A lire donc.

Enola Holmes T4, Serena Blasco- Nancy Springer
Les Carnets de Cerise T2, Joris Chamblain – Aurélie Neyret

Je monte pour mes filles une bibliothèque BD, dont elles ne peuvent pas encore profité mais de laquelle je tire moi-même un certain plaisir. Ayant du mal à trouver en littérature petite enfance des héroïnes récurrentes (non, Tchoupi n’est pas unisexe et P’tit Loup ne peut pas passer pour une fille) je me fais plaisir dans ce rayon.

Deux détectives en herbe, l’une soeur de Sherlock l’autre apprentie écrivaine. Vraiment de belles réalisations tant pour les scénarios que les graphismes. Deux petites douceurs d’après-midi trainant.

Le Pumpkin Autumn Challenge continue. J’ai pour ma part encore une quinzaine de livres sélectionnés pour continuer à faire de chouettes découvertes. Je vous tiens au courant.

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