Articles par Marie-Fleur

Autrice du blog uncahierdanslesac.com Ecrivaine biographe de souveniraecrire.fr, je prête ma plume à celle et celui qui veut parler de lui ou de son entreprise/association

Restons encore un peu ensemble

Je prends la plume encore tremblante des heures passées ensemble. Mon coeur bat vite, trop vite, il me semble que ma respiration est bien trop haletante pour qu’il ne remarque rien. Il est déjà dans la cuisine, alors que tu viens à peine de disparaitre dans la rue.

Moi je ne peux pas me défaire de la sensation de ta peau, douce, chaude, dont les sillons guidaient mes doigts d’abord timides, mais curieux, puis pressés, dévorants. J’aurais voulu me lover toute entière dans tes plis. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait, mon ventre contre ton ventre, mon nez entre tes seins, ma bouche explorant tous tes secrets, mon désir se gonflant du tien.

Etions-nous encore deux être pensants lorsque nos yeux se sont rejoints, que nos pupilles ont explosé et nos poils se sont dressés ? Je n’existais plus alors, ou bien que sous la forme d’une onde galopante, diluée sur le lit trop étroit pour me contenir. Je crois que tu sentis la même chose. Je l’espère, car ce sentiment donne encore plus de valeur à ce que je viens de vivre.

Il me faut poser le stylo et remettre mon visage calme et patient. En serais-je capable ? Je ne veux pas manger ce soir, je déguste encore le goût de toi sur ma langue. C’est quelque chose qu’il ne peut pas me prendre.

Quand nous revoyons-nous ?

Les belles images, Simone de Beauvoir

Ce livre était posé en face de mon lit depuis 10 mois. J’avais déjà lu du Simone de Beauvoir, mais il s’agissait de son essai Le deuxième sexe, et du début de son autobiographie Mémoires d’une jeune fille rangée. Jamais de roman. J’avais peur. Ce que je savais – ou croyais savoir – d’elle me donnait à penser que la plume allait être laborieuse, trop intellectuelle. Le récit ennuyeux. C’est le thème qui m’avait donné envie, mais je n’arrivais pas à ouvrir la première page.

Les belles images raconte une mère trentenaire, d’un milieu parisien bourgeois, juste avant mai 68. Elle flotte dans sa vie sans aucune accroche émotionnelle. C’est sa fille de 11 ans qui la réveille, avec ses questions et angoisses d’adolescente. Ses proches lui conseillent d’agir comme il a été fait avec elle au même âge : la remettre dans le droit chemin, celui d’une jeune fille qu’on élève à être une charmante jeune femme mariable et souriante.

J’ai d’abord été marquée par la fluidité de la narration, et la précision des mots choisis pour aller à l’essentiel. Le texte est court et dit beaucoup. À un moment de ma lecture j’ai reproché à l’autrice de ne pas approfondir les sentiments de l’héroïne, d’être presque superficielle. Quelle erreur ! Le récit est comme un puzzle, les morceaux sont posés petit à petit, de manière éparse, puis l’ensemble est là devant nos yeux. Et tout devient limpide.

Le livre est sorti en 1966. Simone de Beauvoir n’a pas eu d’enfant. La modernité de ses propos, et à mon œil la compréhension de la posture maternelle, sont prégnants dans ce texte. C’est grâce à sa fille que la mère parvient à s’émanciper. Pour elle autant que par le miroir qu’elle lui tend. La question du mariage et de la destinée traverse tout le texte. Pourquoi épouse-t-on cet homme plutôt qu’un autre ? « On se trouve embringuée pour la vie avec un type parce que c’est lui qu’on a rencontré quand on avait dix-neuf ans. » (P:66, édition Folio) Et alors toute notion d’amour disparait des possibles, les hommes sont interchangeables. C’est ailleurs que dans ces relations qu’il faut chercher à exister. Le salut réside en soi, et dans la sororité.

Enfin la liberté et l’originalité de la narration reposent sur un effet osé mais qui fonctionne très bien : le texte est écrit à la troisième personne et à la première. Laurence, l’héroïne, est vue depuis l’œil d’un narrateur externe, mais souvent elle reprend la parole au « Je ». C’est évidemment une transcription de sa lutte, redevenir un individu, faire ses propres choix, défendre ses avis.

L’histoire de Laurence résonne face à mes propres questionnements du moment. Et je trouve intéressant ce postulat que la libération peut advenir de la contrainte (ici la fonction de mère). C’est très fort de proposer aux femmes l’émancipation comme action éducative pour leurs filles. Et une émancipation qui n’exclue pas mais au contraire embarque les enfants.

Le blues du périnée

Elles essaient de briser la glace en me parlant plusieurs minutes
sur un ton joyeux et doux
de mes petites de ma santé de mes accouchements
mais moi je n’ai que ça en tête
et quand le moment arrive j’ai envie de fuir.

Je repoussais ce RDV depuis de longs mois
ou années
car j’avais assez donné
et je pensais ne plus vouloir y sacrifier mon temps.

Quand l’une d’elles m’invite à enlever le bas
que l’autre enfile des gants de plastique
puis me demande si « elle peut y aller »
je me souviens pourquoi vraiment
le haut le coeur m’avait pris dès la porte franchie.

Et tout déferle comme une grosse vague gluante
je me sens à nouveau faible incapable amputée
épuisée
douloureuse
salie.

J’ai dû reprendre ma rééducation du périnée. L’idée d’en parler ici me taraudait, car le corps et l’âme de l’accouchée sont des sujets qui m’inspirent, pour leur force, leur universalité, leur politisation.
Et le politique justement m’a explosé au visage: je n’osais pas, par pudeur, écrire ici périnée, avouer que trois ans après mon dernier accouchement il me fallait retravailler ce muscle, car alors tout le monde comprendrait ce qu’il se passe, j’ai des fuites, d’urine, à 35 ans. Et j’ai honte. Mais j’ai aussi une entorse au pied gauche, et je vois un kiné pour ça. Ce muscle ça va, je peux en parler à mes proches, même dans la rue, être entendue d’inconnus, « Ouais j’ai la cheville qui me lâche ». Jamais je ne me sentirai si à l’aise « Ouais j’ai le périnée qui déconne ».
Voilà pourquoi il fallait que j’en fasse carrément un article de blog 😉

Elle glisse ses doigts dans mon vagin
puis lève les yeux vers moi
et m’apprend à faire travailler mes muscles
en imaginant fermer des portes,
ouvrir des fleurs
aspirer une bille.

Je pense au kiné dans la salle à côté
avec qui je fais des pieds flex
et des poses de cigognes.
Je parviens à me concentrer sur les exercices
et à faire de la sage-femme une simple coach sportive.
Mais dans la salle d’attente
j’émerge sur une mère avec son nourrisson
et ses yeux tombants me percent le coeur.
La sage-femme l’accueille d’un trop joyeux « Booon-jouuur ! »
autour duquel flottent des fleurs et chantent des oiseaux.
« Comment ça vaaaa ? »
La mère se lève difficilement
son teint est gris
elle soulève la lourde coque qui contient son bébé
et prononce doucement un
« Ben… ça va… » qui n’y croit pas.

À quoi l’autre répond
« Alors on y vaaa ! ».
On dirait Blanche-Neige et les animaux de la forêt
aveugles devant la petite fille aux allumettes.
J’ai envie de serrer la mère dans mes bras
mais j’ai peur de la faire pleurer
alors je pars.

Aujourd’hui Illana Weizman, qui vient de sortir l’essai Ceci est notre post-partum, partageait des commentaires agressifs de personnes lui reprochant des propos plaintifs et naïfs sur la réalité de l’accouchement. J’ai pensé « C’est fou ce refus de voir la réalité en face, cette injonction faite aux mères de cacher leurs corps, de taire leur réalité. Pourquoi ? »
L’une des commentatrices se targue d’un « Ben oui t’as un truc qui te passe entre les jambes, elle croyait quoi ? « .
J’ai envie de retourner la question : la société croit quoi sur la grossesse, sur l’accouchement, sur le post-partum ?
La société impose quoi aux mères ?

Nous sommes tous les trois à table
le père, la grand-mère et moi
le bébé de 7 jours enfin endormi.
Il est tard et fait nuit depuis longtemps
mais nous pouvons enfin dîner
ils m’ont attendue pour.
Assise depuis quelques minutes je me mets à pleurer
les larmes coulent toutes seules.
Je voudrais me rouler sous une couette
que personne ne me regarde
mais leurs yeux horrifiés sont posés sur moi
depuis ma droite et ma gauche je suis cernée
et l’un d’eux ose
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
j’ai mal, assise
« Ah bon ? »
J’ai une cicatrice toute fraîche qui va du vagin à l’anus
oui ça fait mal

qu’est-ce qu’ils croient.
Apparemment ça fait peur aussi
une jeune maman qui pleure
dont le corps saigne et se bat
alors qu’elle doit sourire sur les photos
accueillir la famille et tous ceux qui veulent voir la merveille
le bébé.

Aujourd’hui dans le cabinet de la sage-femme il n’y a que moi, l’étudiante qui me fait travailler et la « titulaire » qui l’encadre. Pas de bébé. Mais normalement il devrait être là, dans sa coque ou un petit transat. Et ses pleurs, et sa faim, et ses yeux cherchant désespérément sa mère. Celle-ci écoutera d’une oreille les consignes pour travailler chez elle, entre deux tétés et avant de dormir, pendant que tout son esprit fébrile restera tourné vers le nourrisson qui envahit sa vie depuis quelques semaines. Car la rééducation du périnée se fait pendant le congés maternité, ce que certain.e.s trouveront très pratique puisque « il n’y a que ça à faire, elles ne bossent pas ». Personne ne pensera à proposer à la mère de lui garder le petit, elle-même ne demandera pas. Mais vite vite vite, se remuscler, être opérationnelle pour travailler baiser ne pas véhiculer l’image d’un corps défaillant.

Pourtant j’ai appris au cours de ma troisième rééducation, celle de janvier 2021, mes enfants loin de moi à l’école, que dans les 9 mois après un accouchement, les muscles du périnée sont très peu sensibles, rendant la rééducation plus difficile. Que ce serait plus efficace d’attendre, ou du moins de revenir, après ce délai passé. Aucun médecin, aucune sage-femme ne me l’avait dit jusque-là. Et la prescription est toujours faite dès la maternité, pour être utilisée rapidement.

Si je suis tout à fait honnête, 9 mois après la naissance j’avais surtout envie de tourner la page de ce corps encombrant, douloureux, examiné, ouvert. De cette intimité volée.

Sur la table d’examen
j’ai à nouveau ce sentiment
d’être un corps public.
Une machine
qui a fabriqué un autre être humain
et doit être révisée.
Les praticiennes qui m’ont prises en charge étaient toutes rayonnantes.
Elles essayaient de mettre de la bonne humeur dans tout ça.
Plus elles souriaient plus j’avais envie de leur crier
« Que trouver d’amusant dans ces écoulements
dans cette fatigue ?
Rangez votre santé et votre facilité à vivre
elles m’agressent comme un mirage au fond du désert.
Jamais je ne retrouverai d’eau
. »

(Si tu veux en lire plus de moi à ce sujet, je te conseille Accoucher est toujours héroïque, Prendre soin et La faute: nom féminin. Et Qu’en dire? )

S’inventer

En juillet dernier je me suis livrée dans l’article S’épuiser. Je vous avais annoncé une suite, pour raconter ce que je faisais de mon temps libéré après avoir quitté le salariat. Vos nombreuses réactions me font croire que ça vous intéresse. Alors, c’est l’heure !

Une story Instagram de Pauline Harmange me fait découvrir Eva Kirilof . (Elle travaille sur le lien Art & Féminisme, sujet que j’aimerais moi-même explorer plus en profondeur et que je déploierai prochainement dans la rubrique Mère(s) et Créatrice(s) ).
En furetant sur sa page je tombe sur un post à propos des bilans de fin d’année. En voici un extrait:

[…] 2020 n’a pas été une année d’opportunités pour tout le monde (opportunité d’enfin bosser sur ce projet qu’on avait mis de côté dans un coin de notre tête, opportunité de tirer des leçons de la situation que nous vivons, opportunité de ralentir pour prendre soin de soi, etc), 2020 ,a des degrés différents bien entendu, a été une année où on a sûrement toustes a un moment ou un autre activé notre mode survie. être en pilote automatique pour digérer les traumatismes auxquels le monde fait face. digérer la perte de repères, le manque des autres, la solitude, l’injustice, la violence. quelle année violente 2020.

[…]

c’est ma façon de vous dire de ne pas vous dévaloriser ou culpabiliser si vous n’avez pas utilisé cette année pour faire quoi que ce soit, si vous n’avez pas eu de grandes révélations, si cette année a juste été une longue et douloureuse épreuve , vous y avez survécu c’est déjà pas mal.

La synchronicité des choses… Lire ça le jour où je projette de mettre ma petite pierre à l’édifice des « Bilans ».
J’en ai ma claque moi aussi, des gourous du développement personnel qui se cachent derrière des comptes colorés, de professionnels comme d’amateurs, qui utilisent la pandémie comme arme massive d’introspection et de dépassement de soi. Des gens meurent, des gens souffrent, des gens tombent dans la misère. Tous les autres combats sont mis de côté et vont nous revenir en pleine gueule comme un boomerang. Avis posé là, pour que mes propos soient justement contextualisés. Car 2020, je l’avais programmé, devait être mon année d’introspection et d’essais. Rien à voir avec un confinement, en janvier j’étais au chômage et mon nouveau travail c’était inventer ma suite.

Voilà 2 3 fois que je commence à vous écrire ce qu’ont été mes 12 derniers mois, et que j’efface. Qu’est-ce-qui est intéressant pour vous ? Mais aussi, qu’est-ce que j’ai fait en 2020 ? Qui ai-je été finalement ?

J’ai plus que jamais dû prendre mes responsabilités d’adulte. Ca n’a pas été facile. Il m’était nécessaire de renouer avec moi-même, mon corps, mes besoins, mes rêves. Mais la vie m’a rappelé chaque jour, plus que jamais, qu’il y avait tous mes choix passés à assumer. En premier lieu mon mariage et mes enfants. Confinés ensemble, nous avons d’abord dû prendre soin de nos besoins – inégaux – de solitude et de temps de travail individuel à accomplir, puis prendre soin de nos relations. Ce n’est pas pour rien que je le note dans cet ordre. Les semaines de huis clos, à quatre, ont petit à petit repositionné les objectifs que je m’étais posés quand les journées étaient vides, vides de gens dans ma maison. Au printemps, chaque seconde était pleine des autres. Du devoir que nous avions d’être attentifs les uns aux autres. J’ai eu l’impression de revivre une expérience faite il y a plus de 10 ans, au Canada, lorsque j’ai appris à vivre dans la neige, par -20 degrés. Nous devions former des binômes, au sein desquels pendant 48h nous veillerions sur l’autre pour s’assurer qu’il n’était pas en hypothermie (engelures sur le visage, signe de divagation de l’esprit, difficulté à parler… ). En plus de cette attention mutuelle, une équipe de formateurs se relayait pour nous observer et soutenir. Notre vie en dépendait, littéralement. En 2020 il a fallu faire ça 3 mois, et même un peu plus puisque depuis novembre la maison est plus que jamais le lieu quasi exclusif de vie.
Dans le quotidien que je vis habituellement, les membres de ma famille vivent des choses loin de moi, d’autres veillent sur eux en mon absence, leurs besoins sont assouvis par diverses sources. En mars, du jour au lendemain, tout reposait sur notre duo parental en ce qui concernait nos enfants, et tout reposait sur chacun.e de nous deux pour notre conjoint.e. Comment ça s’est passé ?
J’ai paniqué bien sûr 😉

Puis nous avons inventé notre vie de famille. Nous nous en sommes convenablement sortis. Pourtant elle n’est toujours pas merveilleuse à chaque instant, il n’y a pas eu de révélation mystique  » Oh oui retirons nos enfants de l’école et chargeons-nous de leur enseignement pour toujours !  »  » Partons vivre au milieu d’un champ, auto-suffisants en nourriture comme en affection !  » Pour ma part j’ai compris ce qui était de mon devoir de mère, ce que j’étais capable de prendre en charge et ce que je devais partager avec d’autres. Surtout je sais, et j’ai validé par l’expérience, que l’amour ne peut pas tout, que l’amour ne suffit pas, que je n’ai pas un profil de Mère Teresa (mon mec le savait depuis toujours lui, moi il m’a fallu une pandémie pour le valider, voilà voilà…) et que tout ça, CE N’EST PAS GRAVE. En fait c’est la vie réelle.

Dans cette vie réelle je suis fière d’avoir porté mon nouveau projet professionnel, devenir écrivaine publique spécialisée en récits de vie ( j’en parlerai un peu plus ici lorsque mon site pro sera en ligne). Les derniers mois m’ont confirmé, bien que sur ce sujet je n’avais plus de doute, que pour être bien dans mes relations je devais être en accord avec mes ambitions. Comme je l’ai écrit dans l’article S’épuiser j’ai cru un moment que ces ambitions avaient une certaine couleur, en 2020 je pense avoir trouvé les bons tons. Ceux qui me mettent le sourire, me font travailler sans voir les heures passer et me donnent une juste place dans la société. SPOILER: ça ne fait pas tout. Il y a des jours où j’ai la flemme, des jours où je ne sais pas comment avancer, des jours où j’ai la trouille de ne pas avoir assez d’argent, des jours où je me pense incapable de fonctionner en free-lance et où je regarde les offres d’emploi. Heureusement 1000 signes m’ont été adressés prouvant que je faisais le bon choix. Une de mes formations a été financée par ma région, des gens ont toqué à mon écran pour me proposer de l’aide, des contrats, des encouragements, et mon savoir-faire se confirme. Contrairement à ce que j’ai connu par le passé, je ne vis que de petits questionnements sur ma légitimité et ceux-ci sont toujours moteurs pour avancer.

Ce qui a le plus fait défaut à mes espoirs pour 2020, ont été les sorties culturels, les escapades seule ou à deux, les temps entre ami.e.s et les nouvelles rencontres. Cependant, en regardant derrière moi, je salue toutes les opportunités que j’ai su saisir, entre deux confinements ou grâce aux outils numériques. J’ai notamment pu prendre le temps d’approfondir certains sujets de société, dont le patriarcat et les relations féminisme(s)/maternité(s)/Art. J’ai lu des femmes combattantes, qui m’obligent à me questionner au plus profond des mes convictions. A me construire de nouvelles convictions surtout.

Finalement c’est sur ça que je clôturerai cette rétrospective  » Ma vie, mon œuvre, comment je me suis dépatouillée de 2020 « : l’envie de me faire un avis personnel sur ce qui est important pour moi, l’acceptation que cet avis est 1-mouvant, 2- non universel, le besoin de débattre VRAIMENT et pour ça de côtoyer des personnes de tendances multiples, enfin la nécessité de retrouver un rôle actif dans notre société.

J’espère discuter de tout cela avec vous, peut-être sous ce texte ou plus tard, par voies numériques comme autour d’une bière 😉
Qu’avez-vous inventé vous, en 2020?